
MAÏTENA BARRET
Parcours

Née à Paris, Maïtena se forme d’abord à l’école Duperré en design textile, où elle apprend à peindre des imprimés pour la mode. Elle poursuit ensuite son parcours aux Beaux-Arts de Paris et réalise un stage marquant à New York, une ville qu’elle découvre alors comme un espace de liberté totale.
Elle travaille ensuite en tant que coloriste et dessinatrice freelance pour de grandes maisons telles que Kenzo, Lagerfeld ou Cacharel, ce qui lui permet de garder du temps pour peindre et pour voyager.
Elle vit dans plusieurs villes, s’y installe un temps, observe, s’imprègne et peint. Ce nomadisme est au cœur de son identité, et chaque étape nourrit sa création.
Pratique ARTISTIQUE

Sa pratique artistique est centrée sur le portrait, qu’elle considère comme un témoignage engagé du monde contemporain. Elle peint les gens tels qu’ils sont aujourd’hui, souvent dans des situations qui portent un propos : luttes sociales, identités queer, corps libres et non normés. Elle rend hommage aux minorités, aux invisibilisé·es, aux êtres en marge, tout en traitant ses sujets avec pudeur, poésie et parfois humour.
Maïtena travaille à partir de photos prises dans son quotidien : amis, personnes qu’elle admire ou des rencontres lors de ses voyages. Entre acrylique et peinture à l’huile, elle peint sur toile mais aussi sur des supports plus originaux, comme du carton ou papier craft. Ces supports modulables lui servent parfois à créer des œuvres évolutives, aux têtes détachables, explorant le volume et l’interaction. Elle choisit aussi ces matériaux pour leur mobilité, leur simplicité et leur absence de sacralisation, en opposition à une vision élitiste de l’art. Pour elle, l’art doit circuler, se transformer et vivre avec nous.



Maïtena ET Le 59 Rivoli
Installée depuis 14 ans au 59 Rivoli, Maïtena y trouve un lieu unique, vivant, en perpétuelle effervescence. Elle y apprécie particulièrement le brassage d’artistes, les échanges, les regards croisés qui nourrissent sans cesse sa pratique.
Pour elle, ce lieu chargé d’histoire est presque un personnage à part entière, une source constante d’inspiration. La relation directe avec le public, les discussions informelles, les rencontres font partie intégrante de son processus.
Elle affirme avoir besoin d’un collectif pour créer, car la solitude ne suffit pas à nourrir sa créativité. L’artiste, dit-elle, est aussi « celui qui voit pour les autres » — et au 59 Rivoli, elle veille à garder les yeux ouverts.
