
GASPARD DELANOË
Parcours

Après sa maîtrise de littérature, Gaspard enchaîne d’abord les petits boulots. C’est un de ses amis, le “suisse marocain”, qui en arrivant à paris, va le solliciter pour l’aider à trouver un atelier d’artiste. Gaspard découvre alors le monde des squats artistiques et s’y implique pleinement. En 1998, avec un ami, il investit un lieu face au musée Picasso et ça l’inspire.
Mais Gaspard ne revendique pas de talents plastiques. Il n’a jamais vraiment travaillé la peinture ou le dessin… alors s’oriente donc vers l’installation*. Il commence donc à créer à partir de matériaux glanés dans la rue : valises, mannequins, planches à repasser, canapés, etc.
En 1999, il fait partie des premiers artistes à entrer dans le 59 Rivoli par une fenêtre ouverte rue des Deux Boules : le lieu est alors un squat. Très vite, d’autres artistes le rejoignent et le collectif décide d’ouvrir les portes au public.
Les médias s’emparent de l’histoire et le collectif devient un symbole de lutte pour un accès plus équitable à des espaces de création à Paris.
« C’est parce qu’on est resté solidaire, que ce
lieu a pu tenir. L’union fait la force »
Pratique ARTISTIQUE

Gaspard chine inlassablement dans les brocantes et vide-greniers. Il récupère de vieux tableaux ou cartes postales kitsch pour y apposer des slogans provocateurs, souvent politiques, drôles ou déroutants. et chargé de double sens.
Chaque œuvre part d’une image trouvée. L’inspiration lui vient du visuel, puis il le détourne avec un texte. C’est aussi ça l’art contemporain !
Pour appuyer ce côté provocateur, il inscrit ses slogans avec des couleurs kitsch et fluo, comme du rose ou du jaune. Ces couleurs appuient le décalage entre le texte et l’image.



GASPARD ET Le 59 Rivoli
Le lieu est fondamental pour lui : il en est membre depuis l’origine. Le collectif est une philosophie. Pour Gaspard, « l’union fait la force » : sans cet esprit commun, le 59 n’aurait jamais survécu. Au-delà d’un atelier, c’est un espace d’échange, d’influence et d’inspiration. Il puise aussi des idées au contact du public, qui lui propose parfois des titres ou des thématiques.


